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E-mail: mais pourquoi tant de haine?

Le 10 mai 2012, par Mélaine | Point de vue

Thierry Breton donne le ton:

Les e-mails ne sont plus adaptés au sein de l’entreprise !

En 2011, Thierry Breton PDG d’Atos prédisait la fin de l’E-mail dans son entreprise d’ici à 3 ans. Avec l’achat du Réseau social d’entreprise n°1 français BlueKiwi, il semble bien que le PDG d’Atos fasse mentir ses détracteurs et prouve son intention d’éradiquer l’e-mail au sein de son groupe.

BlueKiwi est un RSE  français qui permet de dialoguer aussi bien en interne qu’en externe. Grâce à un flux d’activité réactualisé en permanence, il permet de se tenir au courant et également de créer des groupes de travail,  il participe activement au projet d’Atos d’en finir avec les emails d’ici trois ans.

Pourquoi tant de haine?

Pourquoi l’e-mail est-il la cible de tant de critiques et de désirs d’en finir.Quelques pistes à regarder par là:

  • un salarié passe en moyenne 25 % de son temps en entreprise à gérer ses emails (source : institut Radicati Group)
  • 43 % des salariés reçoivent au moins un email toutes les 10 minutes

Pour autant, un des problèmes majeurs de l’e-mail est l’infobésité, alors passer d’un flux de mails trop importants à un flux d’information disponible en continu, est-ce réellement la solution? Car Les RSE sont un flux d’information disponible pour le collaborateur en permanence. Ce qui me préoccupe ce ne sont pas les échanges entre collaborateurs qui peuvent être pris en charge par le réseau social ni même les échanges de fichiers, par contre les échanges commerciaux et leur valeur juridique. L’utilisation des RSE avec les clients est-elle réglementée? Qui est en faute si un document confidentiel est mis à disposition de tous?


Je ne pense pas que l’e-mail soit un problème mais plutôt une question de hiérarchisation du contenu. Qu’en pensez-vous? Etes-vous prêt à abandonner l’e-mail d’entreprise? On en parlait déjà dans un précédent billet , est-ce réellement utile ?

Selon moi, la disparition de l’e-mail en interne n’a de sens que si l’utilisation des RSE d’entreprises est compartimentée: courriel/agenda/gestion des tâches/fichiers accessibles. Ainsi, l’infobésité ne se déplacera pas d’un outil à un autre. Catégoriser les informations qui doivent transiter par e-mais et celle qui doivent être transmise via une plateforme collaborative. Et toutes les blagues de la journée, eh bien, il faudra peut-être attendre de se croiser devant la machine à café, qu’en dites-vous?

Je continue à penser que les deux outils sont importants car les habitudes des collaborateurs ne vont pas changer d’un seul coup. Intégrer un RSE et dérouter quelques mails d’informations sur cette plateforme permettrait un changement en douceur.

Un exemple qui va dans le sens contraire, Luis Suarez, a complètement arreter d’utiliser l’e-mail même avec ses clients. Sa démarche va au-delà d’une démarche anti-mail plutôt d’un esprit de travail collaboratif et d’une grande confiance dans son entreprise et ses collaborateurs, ça laisse rêveur, non?

A votre tour maintenant, comment envisagez-vous le futur de l’e-mail?

 

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2 Commentaires

  1. [...] comme l’ utilité de l’e-mail sont remises sur le tapis comme, nous en parlions dan un billet précédent. Cause principale de l’infobésité pour certains, cause d’une baisse de productivité [...]

  2. [...] est définitivement source de stress mais il est loin d’être dépassé comme le suggérait Thierry Breton, il y a quelques temps [...]

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